Chrétiens : superstitieux ou spirituels ?

« Quand tu seras entré dans le pays que Yahweh, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras pas à faire les abominations de ces nations-là. Qu’on ne trouve au milieu de toi personne qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille, personne qui pratique la divination, l’astrologie, l’augure, la sorcellerie, ni d’enchanteur qui use d’incantations, personne qui consulte les médiums ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts1. Car quiconque fait ces choses est une abomination pour Yahweh ; et à cause de ces abominations, Yahweh, ton Dieu, va chasser ces nations-là devant toi. Tu seras intègre avec Yahweh, ton Dieu. Car ces nations, que tu vas déposséder, écoutent ceux qui pratiquent l’astrologie et les devins ; mais à toi, Yahweh, ton Dieu, ne le permet pas. » (Deutéronome 18 : 9-14).

Ce passage pourtant clair et poignant nous en dit long sur la volonté de Dieu concernant notre marche chrétienne et notre foi. Dieu ne veut pas que nous imitions les païens, en pratiquant leurs prostitutions spirituelles, leurs idolâtries voire même leurs spiritismes complètement ténébreux. Nous verrons tout au long de cette exhortation, que bien des chrétiens et des foyers entiers sont plongés consciemment ou inconsciemment dans toutes ces choses.
« Vous n’irez pas après d’autres dieux, d’entre les dieux des peuples qui sont autour de vous ; car Yahweh, ton Dieu, est un Dieu jaloux au milieu de toi ; de peur que la colère de Yahweh, ton Dieu, ne s’enflamme contre toi, et qu’il ne t’extermine de dessus la terre. » (Deutéronome 6 : 14-15).
 Toute forme de superstition consiste à mettre sa foi en une autre personne que Dieu lui-même ou en une autre chose. Cela revient à avoir peur de quelqu’un d’autre que le Seigneur Jésus. En réalité, la totalité des superstitions poussent les gens à avoir peur. Pourtant, la Parole de Dieu nous dit en Matthieu 10 : 28  de le craindre lui et lui seul : « Et ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut faire périr et l’âme et le corps en les jetant dans la géhenne. ». N’oublions pas que le Seigneur notre Dieu est un Dieu jaloux.
Bien entendu, tous ces rites ou cultes idolâtres n’ont pas commencé aujourd’hui. Au fil des temps et des époques, ils se sont immiscés dans la vie au quotidien en s’imposant comme tradition que tout le monde pratique, sans pour autant se demander qu’elle en est la source. D’ailleurs à titre d’exemple, un grand nombre de personnes formulent en fin d’année, des bonnes résolutions pour l’année suivante. Or, si l’on regarde de plus près l’origine de cette pratique, elle remonte à l’époque babylonienne, c’est-à-dire plus de deux mille ans avant notre ère ! En effet, les babyloniens sont les premiers à avoir choisi la fin d’année pour tenter d’être meilleurs. Ils avaient des préoccupations un peu plus concrètes : ils se promettaient de rendre le matériel agricole emprunté en cours d’année, pendant la nouvelle année. Un peu plus proche de nous, dans la période antique, les romains consacraient le mois de janvier au dieu Janus. Ce dernier possédant deux visages : il voyait à la fois le passé et l’avenir. Les romains souhaitaient donc obtenir son pardon en prenant de bonnes résolutions pour l’année à venir. Pourtant, la Parole de Dieu est claire, nous devons nous examiner chaque jour, à chaque instant et être en communion avec le Seigneur, pour discerner ce qui est bon agréable et parfait pour Lui (Romains 12 : 1-2 ; Philippiens 4 : 8 ; 2 Corinthiens 13 : 5).
Vers la fin du premier siècle, après Jésus Christ et la mort des derniers apôtres, un grand nombre de personnes se revendiquant de Christ, plein de sagesse philosophique, grecque et romaine, ont écrit des lettres et des livres pour compléter la révélation biblique. Ce sont eux que l’on appelle les « pères de l’Église » (Ignace d’Antioche, Cyprien de Carthage, etc.).
 En 325 après J.-C., l’empereur romain Constantin 1er convoqua le premier concile œcuménique à Nicée, ce fut le début de l’adoption des doctrines controversées, et l’occasion d’introduire sournoisement des rites et des traditions païennes dans l’Église*. Dès lors, il va y avoir plusieurs conciles qui se suivront et à chacun d’eux, des nouveaux rites s’écartant encore de la Parole de Dieu furent adoptés.
« S’il se trouve au milieu de toi dans l’une des villes que Yahweh, ton Dieu, te donne, un homme ou une femme faisant ce qui est mal aux yeux de Yahweh, ton Dieu, en transgressant son alliance, et allant servir d’autres dieux et se prosterner devant eux, devant le soleil, devant la lune, ou devant toute l’armée des cieux, ce que je n’ai pas ordonné ; et que cela t’aura été rapporté, et que tu l’auras entendu, alors tu feras des recherches avec soin. Si la chose est vraie, que le fait est établi, et que cette abomination a été commise en Israël, alors tu feras sortir vers tes portes cet homme ou cette femme, qui aura fait cette mauvaise action, cet homme ou cette femme, et tu les lapideras avec des pierres, et ils mourront. On fera mourir sur la parole de deux témoins ou de trois témoins, celui qui doit être mis à mort ; il ne sera pas mis à mort sur la parole d’un seul témoin. La main des témoins sera la première sur lui pour le faire mourir, et ensuite la main de tout le peuple. Et ainsi tu ôteras le mal du milieu de toi. » (Deutéronome 17 : 2-7).
Frères et sœurs, le Seigneur ne veut pas que nous ayons part à ces œuvres infructueuses. D’ailleurs, l’apôtre Paul en parle dans 1 Corinthiens 10 :19-23 : « Que dis-je donc ? Que l’idole soit quelque chose ? Ou que ce qui est sacrifié à l’idole soit quelque chose ? Nullement ! Mais je dis que les choses que les nations sacrifient, elles les sacrifient aux démons, et non à Dieu ; or je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. Vous ne pouvez pas boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur et à la table des démons. Voulons-nous inciter le Seigneur à la jalousie ? Sommes-nous plus forts que lui ? Toutes choses me sont permises, mais toutes ne sont pas utiles ; toutes choses me sont permises, mais toutes n’édifient pas. »
 En regardant attentivement les origines des superstitions, on découvre très souvent qu’une idole est cachée derrière et qu’on lui rend inconsciemment un culte. Vous remarquerez que le fait d’avoir recours aux “versets bibliques du jour”, n’est rien d’autre que de l’astrologie dite “chrétienne”. Ceci vient de la consultation de l’armée des cieux de laquelle on tire l’horoscope et les signes astrologiques.  « De peur aussi qu’élevant tes yeux vers les cieux, et voyant le soleil, la lune, et les étoiles, toute l’armée des cieux, tu ne sois poussé à te prosterner devant eux, et que tu ne les serves : C’est ce que Yahweh, ton Dieu, a donné en partage à tous les peuples, sous tous les cieux. » (Deutéronome 4 : 19).
Le catholicisme (le Vatican) a travaillé de manière ouverte à la propagation de tous ces rites par le biais des différents conciles tout en dissimulant aux fidèles les origines et les réelles motivations des doctrines votées.
Il n’y a rien de nouveau sous le soleil ! Jésus étant sur terre, fût lui aussi confronté à ce genre de situation. Les pharisiens observaient davantage les traditions de leurs pères au détriment de la Parole de Dieu.  (Marc 7 : 1-3).
Paul, dans Colossiens 2 : 14-17, nous exhorte à fuir ces choses. Christ est venu pour nous libérer et non pour nous mettre encore sous un joug étranger.  (2 Corinthiens 6 : 14). Nous avons été racheté à un grand prix, n’annulons pas la Parole de Dieu. Enfants de Dieu, marchons par l’Esprit, n’accomplissons pas les œuvres de la chair. Prions le Seigneur Jésus de nous détacher de ces doctrines, qui font la guerre à l’âme, et qui nous empêchent chaque jour de nous rapprocher un peu plus de Dieu.
Prier de minuit à trois heures du matin parce que soit disant les sorciers sortent à cette heure-là, jeûner vingt et un jours comme Daniel, mettre du sel béni ou de l’eau bénite dans notre maison, avoir des photos de Jésus, prier le chapelet, consulter les petits pains de la Parole, réciter des prières déjà toutes faites qui ne sont rien d’autres que des mantras (Matthieu 6)… Tout ceci nous fait manquer de foi vis-à-vis de Jésus notre seul Seigneur et Grand Roi.
A travers cette exhortation, nous espérons que le Seigneur Jésus soit glorifié, et qu’il retrouve la place qui lui est due, c’est-à-dire au centre de notre vie, sans crainte, sans contrainte et sans suspicion.
* Pour plus d’informations sur ce sujet, voir le livre La captivité de l’Évangile, de Shora KUETU, en libre téléchargement :
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