La jalousie

La jalousie est un sentiment d’envie à l’égard de quelqu’un qui possède ce que l’on n’a pas ou ce que l’on voudrait avoir. Elle s’accompagne souvent d’hostilité et de dépit. Nous avons tous un jour où l’autre expérimenté ce sentiment. Jaloux du bonheur des autres, jaloux d’un bien que possède quelqu’un, jaloux de voir une autre personne tourner autour d’un être aimé…

 

Or en tant qu’enfants de Dieu, nous ne pouvons pas avancer avec ce sentiment dans nos cœurs car c’est un péché. « Car les œuvres de la chair sont évidentes, lesquelles sont l’adultère, la fornication, la souillure, l’impudicité, l’idolâtrie, l’empoisonnement, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les colères, les disputes, les divisions, les sectes, les envies, les meurtres, les ivrogneries, les gourmandises, et les choses semblables à celles-là ; au sujet desquelles je vous prédis, comme je vous l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le Royaume de Dieu » Galates 5 : 19-21.

 

« Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies » Romains 13:13. Ne nous leurrons pas, le fait d’être jaloux, comme tout autre péché, entraîne des conséquences. Prenons un exemple.

 

« Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Éternel une offrande des fruits de la terre ; et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui » Genèse 4 : 3-7.

Nous voyons ici la jalousie qu’à manifesté Caïn à l’égard de son frère Abel. Caïn aurait du s’examiner et se demander pourquoi son offrande n’était pas agréable aux yeux du Seigneur. Au lieu de cela, il a tourné sa colère et sa frustration contre son frère qui en a malheureusement subi les frais. Le Seigneur l’avait pourtant averti : « Si tu agis bien » autrement dit « si tu te repens de ce sentiment », tu pourras avancer, mais Caïn a choisi de désobéir.

 

« En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance au salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort » 2 Corinthiens 7:10. La jalousie fonctionne rarement seule et nous le voyons au travers de cet exemple. Elle a entraîné Caïn dans une véritable décadence : il est passé de la tristesse à la colère, et de la désobéissance au meurtre. De même aujourd’hui, il n’est pas rare de trouver dans les faits divers des crimes passionnels. Par jalousie, des femmes ou des hommes sont prêt(e)s à tuer leur conjoint(e)s ou leurs rivaux.

 

« Car la jalousie met un homme en fureur, Et il est sans pitié au jour de la vengeance » Proverbes 6:34. Ainsi, la jalousie ne doit pas régner chez les couples. L’union qui engage un homme et une femme exclut toute jalousie pour laisser une place totale à la confiance. Aucune des deux parties ne doit douter de son conjoint car « La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte » (1 Jean 4 :18). La jalousie a pour autre conséquence les querelles. Ces dernières peuvent fragiliser l’unité du couple et amener la division. Il est important de se parler selon la vérité en ne donnant aucun accès au diable par le biais de la suspicion mais en exposant les œuvres des ténèbres à la Lumière.

 

« Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés » Hébreux 12 : 15. L’amertume est un mélange de tristesse, de mélancolie et de ressentiment ».

 

La racine d’amertume peut donc également produire comme rejeton la jalousie ! Biens aimés, ce n’est pas en vain si la Parole nous recommande de garder notre cœur plus que tout autre chose.

 

La Parole nous donne d’autres exemples de personnes jalouses, les frères de Joseph en font partie (Genèse 37). Ces derniers complotèrent pour le tuer non seulement parce qu’il était le préféré de leur père mais aussi à cause des songes qu’il avait. Fort heureusement, ils finirent par le vendre aux Ismaélites… Vous imaginez vous un jour être animé par le désir de tuer votre propre frère ou sœur ? Ou même avoir l’idée de le vendre comme esclave ? Cela est tout simplement choquant et impensable et pourtant nous voyons bien que la jalousie pousse à commettre des actes terribles.

 

La jalousie entraine également des médisances.

 

« Il y avait un homme de Ramathajim Tsophim, de la montagne d’Ephraïm, le nom duquel était Elkana, fils de Jéroham, fils d’Elihu, fils de Tohu, fils de Tsuph Ephratien ; Qui avait deux femmes, dont l’une s’appelait Anne, et l’autre Pennina. Et Pennina avait des enfants, mais Anne n’en avait point. Or cet homme-là montait tous les ans, de sa ville pour adorer l’Eternel des armées, et lui sacrifier à Silo ; et là étaient les deux fils d’Héli, Hophni et Phinées, Sacrificateurs de l’Eternel. Et le jour qu’Elkana sacrifiait il donnait des portions à Pennina sa femme, et à tous les fils et filles qu’il avait d’elle.

 

Mais il donnait à Anne une portion honorable ; car il aimait Anne ; mais l’Eternel l’avait rendue stérile. Et [Pennina] qui lui portait envie, la piquait, même fort aigrement, car elle faisait un grand bruit de ce que l’Eternel l’avait rendue stérile. [Elkana] faisait [donc] ainsi tous les ans. Mais quand Anne montait en la maison de l’Eternel, [Pennina] la chagrinait en cette même manière, et Anne pleurait, et ne mangeait point » 1 Samuel 1 : 1-7.

 

Imaginez la douleur que devait déjà ressentir Anne du fait de ne pas pouvoir avoir d’enfants, mais rajoutez à cela la jalousie de « Pennina qui lui portait envie, la piquait, même fort aigrement, car elle faisait un grand bruit de ce que l’Eternel l’avait rendue stérile ». Les paroles que prononçaient Pennina étaient surement comme des poignards dans un cœur déjà accablé par la souffrance. Pourquoi Pennina agissait-elle ainsi ? Simplement par jalousie.

 

« Mais les choses qui sortent de la bouche partent du cœur, et ces choses-là souillent l’homme. Car du cœur sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les fornications, les larcins, les faux témoignages, les médisances. Ce sont là les choses qui souillent l’homme ; mais de manger sans avoir les mains lavées, cela ne souille point l’homme » Matthieu 15 : 18-20.

 

Frères et sœurs, nous sommes tous différents de part notre caractère, notre vécu, notre appel, notre vocation, et le Saint Esprit distribue les dons et les capacités selon son bon vouloir (1 Corinthiens 12 : 4-11), sans jamais user de favoritisme mais « pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ » (Ephésiens 4 : 11-12).

 

Jalouser un frère qui a le don de parler en langues n’a pas de sens, autant que de jalouser une sœur qui a le don du chant ou une parole de connaissance. Considérons ce que la Parole nous dit : « Tous ont-ils le don des miracles ? Tous ont-ils le don de guérison ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? » (1 Corinthiens 12 : 30). Le corps que forme l’Eglise est composé de plusieurs parties. La jambe n’est pas la main, le dos n’est pas le ventre, l’épaule n’est pas le pied, et le doigt n’est pas le bras. Si Dieu a fait de nous une épaule, ne cherchons pas à être comme notre frère à qui Dieu a donné la fonction du bras.

 

Jalouser ou murmurer sur l’onction que le Seigneur a communiqué par sa grâce à autrui revient à lui dire : « Tu n’aurais pas dû lui donner ce don, moi je le mérite d’avantage et pourtant je ne l’ai pas ». Dieu se rendrait-il coupable d’un péché en faisant des mauvais choix ? Certainement pas ! Le péché se présente toujours de la même manière. Il commence « délicatement » par une pensée qui semble à priori innocente et dénuée de toute animosité. S’offrent alors à eux choix : soit nous l’acceptons, soit nous la refusons.

 

En l’acceptant une porte s’ouvre, l’imagination et les suppositions commencent à aller bon train et le péché va prendre place dans notre cœur, tellement de place que nous allons poser des actes graves. Il ne restera plus qu’à assumer les conséquences. Or en refusant la pensée dès le début, aucun accès n’est donné au diable.Biens aimés, la jalousie est un péché qui empêchera beaucoup de chrétiens d’être enlevés. La Bible nous dit : « Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie » (Proverbes 4 : 23). Alors veillons !

« Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! » Matthieu 5:8.

 

Pur de tout péché, de toute tâche, de toute jalousie. Mettons notre vie en règle et Dieu qui est fidèle, ne manquera pas de nous aider

 

Source : http://lesdokimos.wordpress.com/2011/12/12/la-jalousie/

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