Le mariage : Fantasmes, réalités et véritable vocation

De plus en plus désacralisé dans le monde, le mariage ne demeure pas moins une institution divine. Et qui dit une institution divine, dit une institution sainte. Cette désacralisation s’est accompagnée de l’explosion des divorces puisque de nos jours 1 mariage sur 3 finit par un divorce. Le pire de tout cela c’est que le taux de divorce parmi les chrétiens est sensiblement le même que chez les païens. Il y a donc quelque chose qui cloche. En effet, si le mariage est une bénédiction qui vient de Dieu comment se fait-il qu’il se solde aussi souvent par un échec ? D’où vient le problème ? 

Le premier constat que l’on peut faire c’est que ceux qui s’engagent dans cette aventure sont victimes de beaucoup d’idées reçues et de fantasmes. Et bien souvent, après avoir fait la fête et une fois l’effet lune de miel dissipé, ils se retrouvent confrontés à des réalités qui n’ont rien à voir avec les romans à l’eau de rose ni aux films d’Hollywood. Comme nous l’avons dit, c’est Dieu qui est à l’origine du mariage, c’est donc lui qui détient le mode d’emploi pour le faire marcher. Ainsi, pour que cette alliance unissant un homme et une femme dure jusqu’au bout, il convient de s’interroger sur sa vocation, c’est-à-dire sur les objectifs qu’avait Dieu en l’instituant. Le mariage doit être sanctifié, il doit avoir pour fondement la Parole de Dieu. Si ces principes ne sont pas respectés et bien on pèche. Or il est intéressant de noter que la première définition du péché est « manquer le but » (de l’hébreu « chatta’ah »). Par conséquent, ceux qui finissent par divorcer ont tout simplement manqué le but du mariage.

 

Vocation

Dieu a dit « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui » (Genèse 2 :18). Il est d’abord intéressant de noter que Dieu a placé la femme auprès de l’homme dans le but de lui apporter une « aide », autrement dit un secours, un soutien, qui lui soit « semblable » c’est-à-dire qui soit de la même nature d’un point de vue charnel mais aussi spirituel. Voilà pourquoi Eve fut tirée de la côte d’Adam qui la reconnut aussitôt comme une partie de lui-même puisqu’il dit en la voyant : « Voici cette fois-ci celle qui est os de mes os [de l’hébreu « etsem : os, essence, substance, le moi, le même] et chair de ma chair » (Genèse 2 :23). Remarquez qu’Eve fut prise de la côte, afin qu’elle se tienne aux cotés de son époux, qu’elle soit son vis-à-vis, et non de son pied pour qu’elle soit écrasée.

 

Il n’est dit nulle part que Dieu regarda Adam d’un air désolé en se disant : « ce pauvre homme a des appétits charnels, il faut absolument que je lui trouve quelqu’un pour qu’il les satisfasse ». Même si le mariage comporte l’aspect agréable des relations sexuelles, celui-ci n’a pas été institué dans cet objectif. La Bible déclare que Dieu a voulu qu’Adam ait une aide à ses cotés. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que ce dernier avait reçu une mission, il avait une lourde responsabilité et il fallait à tout prix quelqu’un pour l’épauler dans cette tache.

 

« Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre » Genèse 1 :26-28.

 

Parce qu’il a été crée à l’image de Dieu, l’homme a été placé à la tête de la création avec un objectif bien précis : qu’il domine sur le règne animal et qu’il assujettisse la terre. Dans ce passage, le verbe dominer vient de l’hébreu « radah » qui signifie gouverner, dominer et par extension régner en souverain, triompher, donner la victoire. Le verbe assujettir, « kabash » en hébreu, signifie assujettir, subjuguer, forcer, garder sous, ou encore amener en servitude. Comment expliquer la présence de ce champ lexical qui renvoie à un rapport de force alors qu’à première vue tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Remarquez qu’au départ la terre était « informe et vide », le texte hébreu utilise l’expression « tohuw bohuw » (« tohu bohu »), pour désigner un lieu chaotique, confus et désertique (Genèse 1 :2). La terre existait sûrement déjà sous une forme harmonieuse depuis un certain temps car Dieu fait toutes choses parfaites dès le départ, il n’a pas besoin de brouillon car il ne rate pas son premier essai (Deutéronome 32 :4). C’est donc la chute de Lucifer qui a provoqué le chaos terrestre (Ezéchiel 28 :13-19 ; Apocalypse 12 :9-12). Satan et ses anges se trouvaient donc sur terre bien avant la création de l’homme et Dieu savait parfaitement quelles étaient leurs intentions. Nous savons en effet que le diable ne vient que pour dérober, égorger et détruire (Jean 10 :10). La mission de l’homme consistait donc à garder la création contre les assauts de l’ennemi. Son pouvoir de domination et d’assujettissement ne se limitait pas uniquement à la faune mais s’appliquait aussi au diable et à toute son armée. Telle était la volonté parfaite de Dieu. C’est pourquoi en Jésus, étant devenus des nouvelles créatures régénérées, nous recevons de nouveau le pouvoir de marcher sur les scorpions, les serpents et toute la puissance de l’ennemi, de telle sorte que même les portes du séjour des morts ne peuvent rien contre nous (Luc 10 :19 ; Matthieu 16 :18). Tout cela à condition de demeurer dans la sanctification bien sur.

 

« Puis l’Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé […]  L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder » Genèse 2 :8 ; 15.

 

L’homme fut placé dans le jardin non seulement pour qu’il profite de ses délices mais pour qu’il le cultive, c’est-à-dire qu’il l’étende à l’ensemble de la terre. Le jardin était une maquette, un modèle du plan parfait de Dieu. Ainsi, l’homme avait reçu l’ordre de fouler aux pieds le règne du diable, de le chasser et de transformer les lieux arides qu’il avait occupés en une extension de l’Eden. La femme avait donc été mise à ses cotés pour lui apporter son aide et son soutien afin d’atteindre cet objectif.

 

L’une de leurs missions consistait aussi à se multiplier, c’est-à-dire à faire des enfants qu’ils devaient élever en leur inculquant les préceptes de Dieu et en leur transmettant la vision qu’ils avaient reçue du Créateur. Imaginez ce qu’il se serait passé si ce premier couple n’avait pas péché. Ils auraient vécu éternellement, la terre aurait été remplie d’hommes et de femmes fidèles qui craignent le Seigneur et auraient rapidement réglé le compte de Satan. Hélas les choses ont pris une autre tournure. Fort heureusement, en Jésus-Christ, il est possible de réussir là où nos aïeuls ont échoué.

 

Dieu n’a pas changé, son plan parfait non-plus. Aujourd’hui encore, quand il regarde ses enfants, il dit : « Il n’est pas bon qu’untel soit seul, je lui enverrai une aide semblable pour l’aider à faire mon œuvre ». Jésus nous a demandé d’aller faire de toutes les nations des disciples mais c’est loin d’être une simple tache (Matthieu 28 :19). Nous vivons comme des brebis au milieu des loups dans un monde hostile gouverné par le prince des ténèbres qui est plus que jamais déterminé à saboter le plan de Dieu en ruinant la vie d’un maximum de personnes (Matthieu 10 :16 ; 1 Jean 3 :13).

 

« Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » Ephésiens 6 :12.

 

Rappelez-vous que Jésus avait envoyé ses disciples deux par deux pour prêcher la Bonne Nouvelle (Luc 10 :1). Vous vous demandez quelle est l’identité de ce deuxième disciple qui ira à vos côtés ? Ne cherchez pas très loin, ce deuxième disciple c’est tout simplement votre époux. De la même manière qu’il y a une complémentarité des grâces et des dons au sein de l’Eglise, il y a une complémentarité des dons et des grâces dans un couple. Et tout cela dans le but de faire l’œuvre de Dieu.

 

 Hollywood est passer par la

Le problème c’est que beaucoup de chrétiens ont oublié ou n’ont rien compris à la vocation du mariage. Leur vision est influencée par les contes de fées, les romans à l’eau de rose et les films du même acabit. Ils sont tellement conditionnés par Hollywood qu’ils voudraient que tout se passe comme au cinéma : un(e) partenaire parfait (e) sur le plan physique, une rencontre sur le mode du coup de foudre suivie d’un quotidien insouciant rythmé par des relations passionnées. Tout cela c’est bien beau, mais ces critères ne constituent en aucun cas les ingrédients d’un mariage réussi. La preuve en est que la plupart des païens font le choix de leur conjoint en se basant sur ces aspects purement charnels, tout cela pour finir divorcés, si tant est qu’ils soient passés par le mariage, 4 ans après en moyenne. Comme nous l’avons dit, les chrétiens sont logés à la même enseigne en matière de divorce et c’est une véritable honte pour l’Eglise. Force est de constater que parmi ceux qui affirment avoir donné leur vie à Jésus, beaucoup ont mis une parenthèse sur la question du mariage. Dans ce domaine-là, on veut conserver son jardin secret. On veut bien inviter Dieu pour la cérémonie religieuse, mais pour le reste, on espère qu’il restera tranquillement chez lui et qu’il ne viendra pas fourrer son nez dans notre ménage.

 

Pourquoi ? Et bien parce qu’une fausse conception du mariage circule dans les assemblées. On a souvent entendu dire qu’il y a trois types d’amour :

– l’amour « agape » pour désigner l’amour divin

– l’amour « phileos » qui renvoie à l’amitié

– l’amour « eros » en rapport avec les relations sexuelles

 

Ainsi, selon cette conception des choses, le mariage reposerait sur l’amour « eros » ce qui est totalement faux. A chaque fois que la Bible utilise le mot amour en rapport avec le mariage, la traduction littérale renvoie au mot « agape ». C’est pourquoi la Parole de Dieu demande à l’homme qu’il aime sa femme comme Christ a aimé l’Eglise et non sur le mode de l’érotisme (Ephésiens 5 :25). Ainsi, beaucoup de chrétiens, induits en erreur par cette fausse vision du mariage et influencés par les fantasmes hollywoodiens, ne se basent que sur des critères charnels pour choisir leurs conjoints. Ce n’est donc pas étonnant qu’ils n’associent pas Dieu dans leur quête puisque, pour une fois pensent-ils, il est question de se faire plaisir.

 

Bien aimés, nous devons savoir que la chair n’est jamais satisfaite. Si l’on base notre mariage sur le plaisir des sens, on tombe dans une surenchère charnelle qui finira par nous jouer des mauvais tours. Prenons les cas de Samson et de Salomon, ces deux hommes pourtant oints par le Seigneur étaient mariés, ils avaient surement de belles épouses mais comme ils étaient esclaves de leur chair et de leurs pulsions, ils ne parvenaient pas à se contenter d’une ou deux femmes, il leur en fallait toujours plus. Et on sait ce qui leur est arrivé : le premier est tombé dans le piège d’une femme prostituée, ce qui lui couta la vie ; et le second, malgré la sagesse incomparable qu’il avait, alla jusqu’à se prendre 700 femmes et 300 concubines qui l’entraînèrent dans l’idolâtrie (Juges 14-16 ; 1 Rois 11 :3).

 

« L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur » 1 Samuel 16 :7.

 

Chers frères et sœurs, c’est le cœur d’une personne qui compte par-dessus-tout or seul Dieu connaît le cœur des uns et des autres. Quel que soit son niveau de spiritualité, un homme peut être induit en erreur par les apparences.

 

« Toutes les voies de l’homme sont droites à ses yeux ; Mais celui qui pèse les cœurs, c’est l’Eternel » Proverbes 17 :3.

 

Certes, ce n’est pas un péché en soi que d’avoir des préférences physiques, des critères liés à la condition sociale ou au niveau des études, ou encore de préférer que le futur conjoint ait tels traits de caractère. Toutefois, la première des questions que nous devons nous poser c’est : « Cette personne est-elle vraiment celle que Dieu a choisie pour moi ? ». Et en se posant cette question, on doit s’efforcer de disposer nos cœurs pour entendre réellement ce que Dieu dit. Cela est capital car le mariage engage toute une vie. Malheureusement, beaucoup se fabriquent des signes divins pour justifier leur choix alors qu’en réalité Dieu n’a jamais donné son feu vert. Ces personnes là, après avoir rangé la robe de mariée et le costume trois pièces au placard, n’ont pas fini de grincer des dents. En effet, avec le temps, les vrais caractères se dévoilent, la beauté s’évapore sous l’effet de la vieillesse et quand bien même elle resterait, elle n’aide pas à supporter les incompatibilités d’humeur et de caractère. On aura beau choisir une très belle chaussure pour son pied, si celle-ci est trop petite ou trop grande, la marche ne pourra être que chaotique et douloureuse.

 

Le sentiment amoureux suffit-il ?

Voilà un autre sujet sensible qui risque de faire bondir quelques uns car la réponse est non. Parfois depuis la maternelle, nombreux sont ceux et celles qui sont tombés plusieurs fois amoureux au cours de leur existence. Nous sommes tous passé par là quand nous étions encore dans le monde. Malgré la force des sentiments que nous avions, il est arrivé que nous essuyions le rejet de l’être aimé qui répondait pourtant à tous les critères de l’homme ou de la femme de nos rêves. Il est aussi arrivé que ces sentiments soient partagés et qu’une relation débute. Mais en toute honnêteté, combien ont-ils fini leurs jours avec leur premier amour ? C’est ainsi que beaucoup ont papillonné de relation amoureuse en relation amoureuse, chacune d’elles se soldant par une séparation. Cela signifie que ce n’est pas parce que le cœur bat très fort dans la poitrine que Dieu approuve cette union. Même les homosexuels tombent amoureux et pourtant Dieu réprouve fortement ce qu’ils font. Encore une fois, il est important de consulter Dieu car nos sentiments peuvent nous induire en erreur. Pourquoi ? Et bien parce que le sentiment amoureux est une réponse à la sollicitation des sens. Certains d’entre vous commencent peut-être à se décourager : « Mon Dieu, si je n’ai pas mon mot à dire mais avec quel énergumène vais-je finir mes jours ? ». Ayez confiance en Dieu, ce dernier ne se trompe jamais et ne fait jamais de mauvais choix.

 

Un mariage arrangé par le Père celeste

Cela peut choquer mais un mariage qui tient la route est un mariage arrangé par le Père céleste. Voyons comment les choses se sont passées au commencement. Nous avons vu que Dieu estima qu’il n’était pas bon que l’homme soit seul et décida par conséquent de lui faire une aide semblable. Qu’a-t-il fait par la suite ? A-t-il dit : « Eh mon petit Adam, viens voir Papa. Je vois que tu as besoin d’une femme. Dis-moi comment tu la préfères ? Blonde, brune, petite, grande, mince, plantureuse ? ». Bien sur que non ! Dieu sait de quoi nous avons besoin et ce qui est bon pour nous mieux que nous-mêmes. Il endormit Adam, non seulement parce qu’il voulait lui faire une surprise à son réveil, mais surtout parce que ce sommeil est l’image de la mort à soi-même car pour rentrer dans le mariage, il faut être suffisamment brisé et mature pour accepter de ne faire qu’un et de partager le meilleur comme le pire. Ensuite, Dieu lui amena Eve (Genèse 2 :22). Visiblement Adam était très enthousiaste, il n’a pas poussé un cri d’horreur en disant « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? ».

 

« Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui. Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » Genèse 2 :20-24.

 

En effet, après avoir cherché en vain par ses propres moyens une aide semblable parmi les animaux, Dieu plaça Eve à ses cotés. Il reconnut alors avec une joie non dissimulée qu’elle était exactement la personne qu’il lui fallait.

 

Prenons un autre exemple, celui du mariage d’Isaac et Rebecca (Genèse 24).

 

« Abraham dit à son serviteur, le plus ancien de sa maison, l’intendant de tous ses biens : Mets, je te prie, ta main sous ma cuisse ; et je te ferai jurer par l’Éternel, le Dieu du ciel et le Dieu de la terre, de ne pas prendre pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels j’habite, mais d’aller dans mon pays et dans ma patrie prendre une femme pour mon fils Isaac. Le serviteur lui répondit : Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre dans ce pays-ci ; devrai-je mener ton fils dans le pays d’où tu es sorti ? Abraham lui dit : Garde-toi d’y mener mon fils ! L’Éternel, le Dieu du ciel, qui m’a fait sortir de la maison de mon père et de ma patrie, qui m’a parlé et qui m’a juré, en disant : Je donnerai ce pays à ta postérité, lui-même enverra son ange devant toi ; et c’est de là que tu prendras une femme pour mon fils. Si la femme ne veut pas te suivre, tu seras dégagé de ce serment que je te fais faire. Seulement, tu n’y mèneras pas mon fils. Le serviteur mit sa main sous la cuisse d’Abraham, son seigneur, et lui jura d’observer ces choses » Genèse 24 :2-9.

 

Cette histoire est réellement très riche en enseignements. Tout d’abord nous avons Abraham, image du Père, qui décide qu’il est temps pour Isaac de se marier et non Isaac lui-même. Ce dernier charge donc un serviteur fidèle d’aller chercher une épouse pour son fils mais pas n’importe où : dans son pays, dans sa patrie. Cela nous enseigne sur le fait que le chrétien doit se marier avec une personne de la même patrie céleste, c’est-à-dire avec une chrétienne. De plus, Abraham compte sur l’ange que l’Eternel enverra pour guider son serviteur, on voit donc qu’il associe pleinement Dieu à la quête d’une épouse pour son fils. Au verset 12 de Genèse 24, le serviteur fidèle continue dans cette attitude pieuse en priant l’Eternel de lui désigner celle qu’il aura choisie pour Isaac. A peine a-t-il fini de prier que sa prière s’exauce dans les moindres détails en la personne de Rebecca (Genèse 24 :13-49). Lorsque le serviteur exposa la raison de sa présence à la famille de Rebecca, celle-ci ne put qu’admettre que Dieu était à l’œuvre (verset 50). Mais sans doute poussés par leur affection pour leur fille, les parents de Rebecca tentèrent de la retenir encore quelques jours auprès d’eux et face au refus du serviteur de perdre du temps, ils demandèrent l’avis à la jeune femme.

 

« Après quoi, ils mangèrent et burent, lui et les gens qui étaient avec lui, et ils passèrent la nuit. Le matin, quand ils furent levés, le serviteur dit : Laissez-moi retournez vers mon seigneur. Le frère et la mère dirent : Que la jeune fille reste avec nous quelque temps encore, une dizaine de jours ; ensuite, tu partiras. Il leur répondit : Ne me retardez pas, puisque l’Éternel a fait réussir mon voyage ; laissez-moi partir, et que j’aille vers mon seigneur. Alors ils répondirent  : Appelons la jeune fille et consultons-la. Ils appelèrent donc Rebecca, et lui dirent : Veux-tu aller avec cet homme ? Elle répondit : J’irai  » Genèse 24 :54-58.

 

Voyez comment Dieu disposa toutes choses, Rebecca, intimement convaincue par le Seigneur, accepta de quitter sa famille pour aller épouser un homme qu’elle n’avait jamais vu. Et comment se passa la rencontre avec Isaac ?

 

« Un soir qu’Isaac était sorti pour méditer dans les champs, il leva les yeux et regarda ; et voici, des chameaux arrivaient. Rebecca leva aussi les yeux, vit Isaac, et descendit de son chameau. Elle dit au serviteur : Qui est cet homme, qui vient dans les champs à notre rencontre ? Et le serviteur répondit : C’est mon seigneur. Alors elle prit son voile, et se couvrit. Le serviteur raconta à Isaac toutes les choses qu’il avait faites. Isaac conduisit Rebecca dans la tente de Sara, sa mère ; il prit Rebecca, qui devint sa femme, et il l’aima. Ainsi fut consolé Isaac, après avoir perdu sa mère »Genèse 63 :67.

 

Tout se passa à merveille car Isaac et Rebecca se soumirent simplement à la volonté de Dieu. Sans doute n’avaient-ils jamais envisagé de terminer leur vie ensemble et pourtant Dieu les a réunis et bien qu’ils ne se connaissaient pas au départ, ils se sont aimés.

 

Bien entendu, nous ne sommes pas en train de vous dire qu’il faut épouser de parfaits inconnus, loin de là. La leçon à retenir de cette histoire c’est que nous devons faire confiance à Dieu en toutes choses car il nous donnera toujours le meilleur. Dieu fait toutes choses parfaites et se plait à faire de belles surprises. Alors plutôt que de prendre le risque de vivre de grosses désillusions à la suite de mauvais choix, invoquons simplement ce grand Dieu qui a de merveilleux projets pour tous les aspects de notre vie.

 

Source : http://lesdokimos.wordpress.com/2011/12/23/le-mariage-fantasmes-realites-et-veritable-vocation/

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