Le célibat imposé : quand l’abstinence produit l’impureté

Selon la coutume catholique, pour être ordonné prêtre, le candidat doit se plier à une suite de rituels, de sacrements et confirmer par écrit différents engagements dont celui du célibat. Ce dernier engagement doit être pris après mure réflexion afin d’être certain de son choix de servir pleinement le Seigneur. Mais pour la plupart, le temps remet en cause cette consécration solennelle et pour ceux qui ne souhaitent pas renoncer à la prêtrise, une double vie s’impose …

D’où vient cette coutume incontournable du catholicisme ? Est-elle conforme aux saintes écritures ? L’Eglise catholique l’impose et ne compte pas y déroger malgré de multiples requêtes et la pression populaire croissante.

 L’appât du gain justifie l’hérésie

« Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle » Matthieu 19 : 27-29.

C’est au IIIème et IVème siècle ap. J.-C. que les Pères de l’Eglise s’accordèrent, en se basant sur ce passage, pour imposer le célibat des ordonnés. En effet, cet extrait des Ecritures qui met en avant le sacrifice nécessaire de sa vie pour suivre Christ, a été tordu et transformé en une tradition apostolique pour les catholiques.

Au cours du XIème et du XIIème siècle, l’occident fut confronté à la crise de la pratique de l’abstinence des prêtres. Le système féodal (bénéfice accordé à toutes les charges) étant entré dans l’Eglise, suscita une prolifération de candidats motivés par l’appât du gain. Alors deux excès émergèrent : la simonie, ou le marchandage des charges spirituelles (tiré du nom de Simon le Magicien, qui voulut acheter aux apôtres le pouvoir d’imposer les mains pour recevoir l’Esprit Saint, dont on découvre l’histoire en Actes 8 : 18-19) et l’incontinence des prêtres.

Par la suite, les papes mirent en place, avec la collaboration des rois de France, « la réforme grégorienne » qui avait pour principal but de « déshériter les enfants et les épouses d’évêques pour récupérer tous leurs biens et maîtriser l’ancestrale discipline du célibat » !

Pour ce faire, ils privilégièrent le recrutement de candidats célibataires, voir vierges aux mariés, et excommunièrent tout ordonné trouvé dans le « commerce conjugal » ou dans la fornication. En parallèle, ils justifièrent la cohabitation des époux continents par le lien conjugal indissoluble ce qui leur permettait de ne pas bafouer complètement cette parole du Seigneur : « c’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme, et les deux seront une seule chair ; ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Marc 10 :7-9). C’est ce qui s’appelle faire d’une pierre deux coups ! Tout cela n’était donc qu’un fallacieux compromis pour enrichir l’Eglise et déroger à son devoir de soutenir les familles si cela s’avérait nécessaire.

Un résultat désastreux !

Sans nul doute, cette solution abominable entraina des résultats plus que néfastes auprès des familles et sur l’avenir de ces séminaristes célibataires. Plusieurs témoignages l’attestent, les mêmes problèmes qu’hier se posent toujours aujourd’hui, peut-être encore plus fortement qu’avant. L’envie de fonder une famille, les pulsions sexuelles sans cesse stimulées par une société ultra érotisée sont des réalités qui hantent les prêtres… Dès leur entrée dans les ordres, ces derniers sont formatés à l’appréhension et même à la haine de la femme, cette « Eve » avec qui toute relation sexuelle est considérée comme un péché. En effet, doit-on rappeler que parmi les VIP catholiques on compte notamment un certain Odon de Cluny, moine bénédictin et misogyne effroyable, qui considérait la femme comme un « sac de fiente » ?* La vérité c’est que tous ont été confrontés un jour à une femme avec laquelle ils ont eu du mal à gérer émotions, sentiments, pulsions… Et tout cela génère la peur de l’inconnu que l’on exploite à fond.

Donc comment fait-on pour contenir concrètement ces pulsions charnelles ? Un article publié sur le site du Nouvel Observateur la semaine du 15/04/2010 et intitulé Ce qu’ils disent de leur sexualité, nous donne un élément de réponse. Les séminaristes en discutent avec leurs formateurs de manière plus ou moins franche. Leur sexualité est sensée être contenue par une vie de prière et de communion fraternelle, mais lorsque la pression devient trop forte, on peut éventuellement se soulager tout seul même si cette solution est « contraire à leur engagement ». Or cette dernière option ne peut satisfaire indéfiniment, c’est pourquoi bon nombre de prêtres vivent une vie de couple clandestine.Il faut cependant savoir que les ecclésiastiques qui font le choix d’aimer une femme ne s’engagent que très rarement dans le mariage. Ils préfèrent plutôt le concubinage qui est pourtant formellement interdit dans la Bible car assimilé à la fornication et à l’adultère (Exode 20 :14 ; 1 Thessaloniciens 4 :3). Certains diront « Je suis marié avec l’Eglise et comme dans tous les mariages, il y a des hauts et des bas. Mais on reste quand même ensemble »… Et tout cela pourquoi ? Pour garder sa place et éviter d’être déchu du pied d’estal que leur confère leur position de prélat catholique. Résultat : on persiste dans l’union libre et la vie de mensonge qui en découle.

 Dans son livre Goodbye, Good Men (Adieu, hommes de bien), Michael S. Rose révèle que la plupart des jeunes séminaristes tendent vers l’homosexualité. De ce fait, il y aurait une proportion de 23 à 58 % des prêtres homosexuels dans les paroisses américaines ! D’ailleurs, le célèbre prêtre Donnell Cozzens, ira jusqu’à affirmer que « la prêtrise devient une profession homosexuelle ». Il a même fait le triste constat que des jeunes séminaristes formaient des communautés sectaires d’homosexuels qui comblaient aisément leurs penchants car « ils se reconnaissent instinctivement » entre eux. Comme ils sont très nombreux, ils fondent même des organisations de soutien aux homosexuels et déstabilisent ainsi les séminaristes hétérosexuels qui finiront, pour certains, par remette en question leur vocation. D’autres finissent par adopter les vices qui les répugnaient avant leur entrée en formation, l’omerta s’installe alors et prolifère…Mais bien évidemment, le pire reste sans contestation possible les centaines de milliers d’enfants abusés par des prêtres, dont beaucoup demeurent impunis jusqu’à ce jour. Il est inutile de nous étaler là-dessus, nous en savons hélas suffisamment par le biais de la presse mondaine.

Les nones sont également logées à la même enseigne et doivent également s’accommoder de l’abstinence imposée. La revue Marianne a fait mention de leur cas dans un article paru en août 2010 et intituléLe sexe et la religion . On y apprendqu’aux alentours du XVIIe siècle, des évêques ont eu la charge de recenser le nombre d’exorcismes pratiqués sur des nones possédées. En effet, certaines éprouvaient des violents orgasmes après avoir été visitées par un esprit impur qu’elles prenaient pour le Seigneur. Deux d’entre elles, devenues célèbres, laissèrent d’ailleurs des témoignages écrits de leurs expériences mystiques impudiques. La première, Thérèse d’Avila (1515-1582), une espagnole qui fut pourtant canonisée par Grégoire XV, raconta qu’elle tombait souvent dans « des extases » et que son corps perdait tout contrôle au point où sa respiration s’affaiblissait et qu’elle ressentait « du plaisir par intervalle ». La seconde qui était italienne, Angèle de Foligno (1248-1309), témoigna aussi avoir eu « des moments de ravissement d’amour » avec Christ qui la rendait « ivre de plénitude inestimable ». Voilà, cela se passe de commentaires… Il est à noter que ces anecdotes n’empêchèrent pas les papes Paul V et Clément XI de les béatifier.

Dieu veut-il le célibat de ses serviteurs ?

 Pour répondre à cette question, commençons déjà par faire le point sur les fruits du célibat (ou du vœu de chasteté) imposé :

-masturbation

-concubinage

-adultère

-homosexualité

-pédophilie

-possession démoniaque

 La réponse n’est-elle pas évidente ?

 Le Seigneur ne voulait pas laisser l’homme seul car il savait que cela pourrait nuire à son équilibre : « L’Eternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui « (Genèse 2 : 18). Dieu a toujours mis l’accent sur la famille, d’ailleurs dans la religion juive, la sexualité (dans le cadre du mariage, cela va de soi) est vue comme une bénédiction et non un danger. Dieu est donc pour la famille dont il faut prendre soin (1 Timothée 5 : 8 ) et ses serviteurs ne sont pas exclus de cette obligation, bien au contraire : « Mais si quelqu’un ne sait pas conduire sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’assemblée de Dieu ? » (1 Timothée 3 : 5). Le cercle familial apparaît ainsi comme la première école de la vie, le lieu où l’on s’exerce au quotidien au service envers les autres et envers Dieu.

Que dire alors de Matthieu 19 : 27-29 que nous avons évoqué dans l’introduction de cet article ? Tout d’abord, si on veut l’interpréter de manière littérale, notez qu’il est question de quitter ses frères, ses sœurs, ses parents et ses enfants et pas uniquement sa femme. Dans ce cas là, il faudrait rompre tout lien avec la famille sans exception, or ce n’est pas ce qui est demandé. Cette parole doit être comprise à la lumière de cette autre parole : « celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (Matthieu 10 :37). Ce passage nous renvoie d’ailleurs à un autre verset qu’il faut bien se garder de pratiquer littéralement : « Si quelqu’un vient vers moi, et ne hait pas son père, et sa mère et sa femme, et ses enfants, et ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26). Dieu nous demande d’honorer nos parents, de prendre soin de nos enfants, et même d’aimer nos ennemis. Comment pourrait-il nous inciter à la haine de notre propre famille ? Ce que Jésus veut c’est qu’on l’aime d’abord lui, plus que tout autre chose au monde (Marc 12 :30). N’oublions pas que les Ecritures s’interprètent par elles-mêmes. Paul a dit qu’il valait mieux se marier que de bruler (1 Corinthiens 7:9) or on ne peut nier que le célibat imposé aux ecclésiastiques catholiques pousse à commettre des péchés abominables, donc à brûler. Le mariage, au contraire, préserve de l’impudicité : « Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari » 1 Corinthiens 7 :2.

 « Or l’Esprit dit expressément qu’aux derniers temps quelques-uns apostasieront de la foi, s’attachant à des esprits séducteurs et à des enseignements de démons, disant des mensonges par hypocrisie, ayant leur propre conscience cautérisée, défendant de se marier, prescrivant de s’abstenir des viandes ou : aliments. que Dieu a créées pour être prises avec actions de grâces par les fidèles et par ceux qui connaissent la vérité ; car toute créature de Dieu est bonne et il n’y en a aucune qui soit à rejeter, étant prise avec action de grâces, car elle est sanctifiée par la parole de Dieu et par la prière » 1 Timothée 4:1-5.

Ce passage est très clair, le célibat des prêtres et des nonnes est une doctrine de démons, il n’est donc pas étonnant qu’il ait pout résultat des perversions.

Dieu a voulu le mariage dès la fondation du monde et il sera pour le mariage jusqu’à la fin du monde. Il prépare d’ailleurs les futures noces de l’Agneau : l’union entre son Fils Jésus-Christ et l’Eglise (Ephésiens 5 :27 ; 19 :7-9 ; Apocalypse 21 :9).

MEDITATIONS CONSEILLEES : Genèse 1 et 2 ; Cantiques des cantiques ; 1 Corinthiens 7 ; Ephésiens 5.

 *Voir notre article La Sentinelle : Déchéance et guérison du sexe faible, Les Dokimos n°14

Source : LES DOKIMOS n°16 (Babylone la Grande).

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