Mon travail, Ma famille et Dieu…? – 2ème partie

Travail et vie de familleMatthieu 13 : 22 « celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle, et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rende infructueuse ». Combien de personnes se disent disciples de Christ (en d’autres termes Chrétiens) mais sont accablées par les soucis de cette vie comme les païens ? Que faisons nous de cette exhortation du Seigneur « C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » Matthieu 6 :25-3. Voir aussi Philippiens 4:6. Dans Luc 18 :8 il est dit : « …Mais, quand le fils de l’homme viendra, trouvera-t- il la foi sur terre ? ». Matthieu 20 :1-16 nous parle également de la foi des hommes d’antan qui sortaient le matin de chez eux ne sachant s’ils travailleraient et seraient payés. Aujourd’hui les facilités qu’offre la société tuent la foi de beaucoup de chrétiens parce qu’ils comptent plus sur leur salaire mensuel que sur le Seigneur. Bien-aimés, nous ne devons pas dépendre de notre paye mais plutôt du Seigneur quotidiennement pour vivre. Tout comme Israël s’attendait chaque jour à la manne, nous devons nous attendre aussi chaque jour à recevoir quelque chose de notre Père céleste, nous devons apprendre à dépendre de Dieu et à vivre dans nos coeurs ces paroles du Seigneur « Quand vous priez, dites : Père ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne. Donne-nous chaque jour notre pain quotidien » Luc 11 : 2-3
Dieu est le Dieu de la famille
Travail et vie famille - Dieu de la famille
Un chrétien peut-il travailler du matin et jusqu’au soir 22 heures, au point de ne plus voir ses enfants et sa femme ? Tout cela pour gagner plus ? Et dans le but de pouvoir encore s’endetter, en contractant d’innombrables crédits, pour acquérir des choses futiles de ce monde. Cette vie de consommation, basée sur le crédit et le remboursement devient un poids pour beaucoup. Notre société fabrique des esclaves des banquiers (et autres organismes de crédit). Ainsi, il n’est pas rare de voir des familles qui se portaient bien sombrer à cause des emprunts impossibles à rembourser pour « s’acheter la maison de nos rêves » ou « la dernière voiture toutes options ». Les couples sont brisés à cause de la pression due au remboursement des crédits ; l’homme fuira le foyer, la charge étant devenue trop lourde, la femme quant à elle tombera dans un état d’angoisse et de stress, et enfin, les enfants subiront ce climat de peur et d’insécurité. Le Seigneur Jésus n’a jamais voulu cela pour l’homme. Il invite même ceux qui sont fatigués et chargés à venir à lui afin qu’il leur donne du repos. Il annonce également que le repos se trouve à Ses cotés et que Lui et ses instructions sont un fardeau doux et léger (Matthieu 11,28 à 29). Dieu nous offre la liberté et nous invite à la conserver « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude” ( Galates 5 : 1). Nous tenons à rajouter qu’à la base l’homme devait travailler pour subvenir simplement aux besoins de sa famille. Certaines familles cultivaient leurs champs et d’autres élevaient leurs menus ou gros bétails. En fonction de la récolte et des bêtes, ces hommes et ces femmes s’échangeaient le fruit de leur travail en fonction du besoin de leurs familles. Ainsi le père s’occupait de tout ce qui concerne le champ et les bêtes. La femme, quant à elle, s’occupaient de la maison et des enfants jusqu’au jour où ces derniers seraient assez grands pour aller avec le père au champ (1 Samuel 16 : 11). Au regard de ce fonctionnement, le père avait le temps pour se consacrer à l’éducation et à l’enseignement de ses enfants. Car la responsabilité de l’éducation de l’enfant incombe premièrement aux parents et non à l’Education Nationale. Proverbes 1 : 8 à 9 nous le confirme et le roi Salomon insiste sur ce point aux chapitres 2 :1-2 ; 3 :1-2 ; 4 :1-2 ; 5 :1- ; 6 :1-2 ; 7 :1-2.
Dieu veut du temps de qualité
Travail et vie de famille - Temps de prièreA peine nous commençons nos journées de travail que déjà nous amorçons la fin de journée. En réalité, et indépendamment du type d’activité que nous pouvons exercer aujourd’hui, les horaires qui nous sont proposées nous amènent à terminer nos journées de travail assez tard. Il nous reste ainsi très peu de temps à consacrer à notre Seigneur et à notre famille. La principale conséquence en est un recul dans notre vie spirituelle et la communion fraternelle. Une vie trépidante peut briser premièrement notre relation, notre communion avec le Seigneur. Jésus révéla à la femme samaritaine que le Père cherche des adorateurs en esprit et en vérité (Jean 4). Or, le travail effréné nous empêche d’avoir des moments de qualité avec le Seigneur dans l’écoute et la méditation de sa parole. C’est une ruse de l’ennemi qui ne date pas d’aujourd’hui. Au chapitre 5 du livre de la Genèse, on voit Pharaon augmenter la charge de travail des enfants d’ Israel lorsque Moise lui fit expressément la demande de laisser partir le peuple pour qu’il offre des sacrifices à l’ Eternel. La réalité est certaine : après une longue et harassante journée de travail, on a plus envie de se reposer que de vaquer à la prière. Mais le Seigneur nous donne un ordre : « rachetez le temps car les jours sont mauvais » (Ephésiens 5 : 16).
Dieu n’a pas honte de notre métier
Travail et vie de famille - métier
Nous voyons aujourd’hui la montée de « l’évangile de prospérité » qui pousse les chrétiens à rechercher des positions élevées dans la société dans le but « d’impacter leur entourage ». Cet évangile apostat engendre des frustrations chez les chrétiens exerçant un métier modeste et pousse à la convoitise. Bien-aimés, JÉSUS était charpentier et tout au long de sa vie il n’a jamais essayé de changer de métier mais il a impacté l’univers entier par sa vie de consécration au service de Dieu et de son prochain. Paul était faiseur de tentes, pourtant son ministère a bouleversé à jamais le monde profane.
Nous ne sommes pas contre l’idée que Dieu peut bénir un de ses enfants par une promotion mais il est nécessaire de bien discerner la volonté de Dieu. La pression familiale peut aussi pousser les chrétiens à rechercher une position élevée. On voit certains chrétiens imposer à leur enfants un style de métier ou de fonction pour satisfaire leur propre ego de parents. Ce qui compte pour le Seigneur c’est que nous fassions sa volonté.
Nous ne pouvons pas être agréables au Seigneur en gardant encore nos propres motivations charnelles et en les faisant passer avant le Seigneur car Dieu a des plans bien précis en ce qui concerne notre travail. Et ces plans sont pour l’avancement de son Royaume.
 
Dieu veut nous faire témoigner et nous sanctifier
Travail et vie de famille - le potierMatthieu 5 : 14 « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée« . Le seigneur nous appelle à être des témoignages vivants de la puissance de sa résurrection dans le milieu du travail. Certaines personnes ne pourront entendre l’Evangile que par notre vie sanctifiée et par la parole prêchée. Le travail devient une occasion que le Seigneur nous donne d’interpeller nos collègues sur son retour imminent. Par ailleurs, le Seigneur utilise également le travail pour nous sanctifier. Au milieu d’une génération méchante, Dieu veut nous faire produire du bon fruit prêt à être cueilli pour le grand jour de la moisson. Le Seigneur nous demandera de prier pour un méchant collègue pour nous apprendre à aimer ceux qui nous persécutent ; Il utilisera les critiques pour nous apprendre l’humilité ; Il passera par un patron colérique et intransigeant pour nous apprendre la douceur et la soumission ; Il utilisera certains travaux ennuyeux pour nous apprendre la patience, etc…
Le travail devient donc une puissante arme entre les mains du Seigneur pour le perfectionnement de ses saints.
Dieu veut bénir ceux qui sont dans le besoin
Travail et vie de famille - soutenir
Comme nous l’avons vu la vision du travail selon Dieu est différente de celle du monde. Les travailleurs du monde travaillent pour leur propre ventre et pour les choses de la terre. Or le travail selon Christ est pour Dieu et vise les choses d’en haut, parmi lesquels l’assistance à celui qui est dans le besoin. Ephésiens 4 : 28 « Que celui qui dérobait ne dérobe plus ; mais plutôt qu’il travaille, en faisant de ses mains ce qui est bien, pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin.”

Que retenir de tout ceci ?
Dans le psaume 104, le psalmiste adresse une louange à Dieu pour ses œuvres merveilleuses et au verset 23, il lui rend grâce pour « l’homme qui sort pour se rendre à son ouvrage, et à son travail, jusqu’au soir« . Dans le livre des Proverbes au chapitre 12, 27 il est dit que « le paresseux ne rôtit pas son gibier, mais le précieux trésor de l’homme, c’est l’activité« . On y voit donc plutôt un éloge fait à l’effort, et à la détermination à vouloir travailler. Toutefois, le Seigneur nous met en garde contre nos motivations. Aussi dans les proverbes au chapitre 23, au verset 4, il est dit « ne te tourmente pas pour t’enrichir, n’y applique pas ton intelligence« .
Dans Matthieu 6, 19, le Seigneur nous demande de ne pas chercher à amasser sur cette terre mais dans les Cieux. Il rajoute « là ou sera votre trésor, là sera votre cœur« . Aujourd’hui, force est de constater que le péché et le fonctionnement de nos sociétés ont modifié l’ordre des choses, perverties nos motivations et corrompues nos priorités. Dans 1 Timothée 6:8, Paul nous dit que « si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira« . Quand le Seigneur nous bénit financièrement, cela est utile à subvenir à nos besoins, soutenir son œuvre, le pauvre, la veuve et l’orphelin. Salomon dira dans proverbes 30 : 8-9 « Éloigne de moi la fausseté et la parole mensongère ; ne me donne ni pauvreté, ni richesse, accorde moi le pain qui m’est nécessaire, de peur que, dans l’abondance, je ne te renie. Et ne dise : qui est l’ Eternel ? Ou que, dans la pauvreté, je ne dérobe, et ne m’attaque au nom de mon Dieu« .
Ces deux passages nous montrent bel et bien que Dieu est un Dieu d’équilibre et de justice. Nous pouvons encore changer notre façon de voir les choses en nous calquant sur la Parole de Dieu.
Nous pouvons encore demander au Seigneur de nous éclairer sur l’état de notre cœur vis-à-vis du travail. Il est capable de nous montrer ce qu’il y a de mieux. Sans vouloir renier les réalités matérielles auxquelles nous devons faire face, n’oublions pas que le Seigneur veut être notre priorité. Le travail ne peut occuper la première place dans notre coeur au point de devenir notre identité. Bien-aimés Jésus nous appelle à trouver notre identité en Lui. Nous sommes fils et filles du Dieu Très haut avec ou sans un travail prestigieux ou une belle paie. Dieu nous aime avec ou sans travail. La Parole nous encourage à rechercher le Royaume des Cieux premièrement et toutes choses viendront par-dessus (Matthieu 6,33). Ainsi, gardons nos coeurs en paix et libres, qu’ils ne soient pas attachés aux choses éphémères et insécures, mais plutôt qu’ils soient appuyés sur Le Rocher qui est Jésus, notre valeur sûre.
Que la grâce de notre Seigneur Jésus soit avec nous !
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