Mon travail, Ma famille et Dieu…? – 1ère partie

Peut – on de nos jours concilier travail, vie de famille et intimité avec notre Dieu ?
Cette question suscite beaucoup de remous dans la vie pratique de chaque enfant de Dieu mais également dans le monde paganisé, car que l’on soit enfant de Dieu ou pas, la place du travail dans la vie de l’Homme est un sujet problématique. Pour nous, qui sommes de la Lumière, nous pouvons à juste titre nous poser les questions suivantes : Quelle est la vision de Dieu par rapport au travail ? Cette vision est-elle compatible avec la vision du monde ? Concrètement qu’est-ce que Dieu attend de nous ?
Nous essayerons par la grâce de Dieu et à la lumière de sa Parole de répondre à ces questions et espérons qu’au travers de cette exhortation, notre vision du travail changera pour la gloire de Dieu.
Au commencement Dieu travailla…
Travail et vie de familleComme nous pouvons le constater dès le début du livre de la Genèse, Dieu est le premier à l’oeuvre dans toute l’Histoire de l’humanité. La création de la Terre, du ciel, des mers, des animaux, du Soleil, de la Lune, des étoiles et pour finir celle de l’Homme sont le fruit du travail de Dieu : Genèse 2 : 1-2« Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu’il avait faite. » Dans Marc 16 : 20 comme dans Jean 5 : 17, la Bible présente notre Dieu comme le Dieu qui agit, celui qui travaille. Marc 16:20 « Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient. »
Arrêtons nous un moment ici et ouvrons une parenthèse : avez – vous remarqué le contraste avec les divinités païennes comme Bouddha toujours dépeint assis et inactif ou encore les dieux de l’Olympe toujours représentés entrain de s’amuser ou de se reposer ? Comment Dieu traite-t-’il la passivité de ces dieux (démons) qui ne peuvent ni entendre, ni secourir l’Homme ? Il se moque d’eux. On peut le voir lorsque le prophète Elie va confronter les prophètes de Baal et d’Astarté sur le mont Carmel (au total huit cent cinquante faux prophètes). Après avoir invoqué Baal depuis le matin jusqu’en début d’après-midi par des cris et incisions sanglantes, le tout bien évidemment sans réponse, “Elie se moqua d’eux et dit : Criez à haute voix, puisqu’il est dieu ; il pense à quelque chose, ou il est occupé, ou il est en voyage ; peut-être qu’il dort, et il se réveillera” 1 rois 18 : 27. Notre Dieu est le Dieu vivant, celui qui répond quand on l’invoque. Gloire à Dieu ! Refermons la parenthèse.
Nous voyons au regard de ce qui précède que la création du monde est l’ouvrage de Dieu. Le travail ne tire donc pas son origine de l’homme mais plutôt en Dieu. Au sixième jour, Dieu va créer l’Homme à son image et selon sa ressemblance et dans son amour, il va l’associer à la gestion de son oeuvre.

Adam le premier gouverneur de la terre
Un travail sans effort : fruit de la bénédiction et de la grâce de Dieu
Travail et vie de famille - Au commencement, la grâce de Dieu
Le premier gouverneur ou roi de la terre était bien Adam, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Le Seigneur lui avait donné une aide (Eve sa femme) pour effectuer différentes tâches : cultiver et garder le jardin, être féconds (déf. en hébreux : porter du fruit), multiplier, remplir (déf. en hébreux : remplir, aboutir ou encore achever), assujettir (déf. en hébreux : soumettre, mettre sous ses pieds) et enfin dominer toute la Création (déf. en hébreux : régner en souverains ou gouverner), Genèse 1 : 26 – 31. L’un des exemples de tâches confiées à Adam en Eden était de nommer tous les animaux (Genèse 2 : 20).
Nous pouvons donc conclure que nos parents en Eden n’étaient pas inactifs cependant dans leurs travaux, ils n’effectuaient aucun effort ! Car dans Genèse 2 : 1 à 4, nous voyons que l’Homme a été crée, en dernière position pour qu’il n’ait pas à souffrir du travail. Les plantes n’avaient pas besoin du secours de l’homme pour (être cultivées) pousser car aux versets 5 et 6 de Genèse 2, la Bible nous apprend qu’une vapeur s’éleva du sol, pour les arroser. Adam et Eve n’avaient plus qu’à cueillir les fruits et les plantes d’une nature soumise. Leur existence n’était pas déterminée par leurs activités mais par la Présence de Dieu au milieu d’eux. La notion de labeur n’existait pas et ils étaient dans la plénitude de l’amour et de la joie de Dieu. Ils ne devaient se donner aucune peine pour se nourrir et exercer leur ministère. Ils n’avaient pas à endurer des charges terrestres, car ils avaient reçu toute la bénédiction de Dieu. Dieu avait fait entrer l’Homme directement dans son repos.
Malheureusement, la chute de l’homme va introduire dans le monde la pénibilité du travail et va changer radicalement sa nature.
La pénibilité du travail : conséquence d’un monde maudit
Travail et vie de famille - Pénibilité du travailAu verset 17-19 de Genèse 3, on voit que le péché d’Adam et Eve a engendré des effets néfastes qui se répercutent sur toute l’humanité et cela a profondément bouleversé le but premier du travail dans nos vies. Étudions un peu le verset 17 : « C’est à force de peine que tu tireras ta nourriture tous les jours de ta vie« . À travers ce passage, la Parole de Dieu nous montre, que le travail tel que nous le faisons aujourd’hui est le fruit du péché. L’une des conséquences du péché de l’homme est la dureté du travail. La terre ne produit plus de la nourriture d’elle même et c’est maintenant avec beaucoup de violence qu’il faut désormais la lui extirper.
Cette nouvelle nature du travail, accompagnée de peines et de contraintes physiques ou morales, est simplement la résultante de notre nature pécheresse et déchue qui nous a privée de la gloire de Dieu (Romains 3 : 23). C’est à force de sueur (Genèse 3 : 19) que nous gagnons notre pain car il n’existe de nos jours aucun travail qui ne fasse pas recours à l’effort ou à la contrainte. Ceci est pleinement confirmé par la Parole de Dieu dans 2 Thessaloniciens 3 : 10 “ […] Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.”
L’homme est donc appelé depuis sa chute à travailler pour vivre. Pourtant il convient de préciser que malgré la chute, Dieu dans son Amour n’avait pas prévu le travail tel que la société actuelle nous le présente. Le travail devait trouver son équilibre au sein de la cellule familiale, et Dieu avait promis à l’homme de bénir le fruit de son travail s’il suivait ses voies. Plusieurs passages dans la Bible nous montrent que l’homme devait se réjouir de son travail devant la Face de Dieu (Deuteronome 16 : 15 / Deuteronome 28 : 12).
Pourtant au fil des siècles, Satan va encore pervertir la nature du travail et l’utiliser pour séduire et asservir l’humanité. Ce sont ces aspects que nous aborderons dans la section qui suit.

Le travail selon notre siècle actuel : une arme entre les mains de Satan
Une recherche permanente du profit au détriment de son prochain
Travail et vie de famille - Recherche profit
Le langage mondial s’articule autour de la productivité, la performance et la rentabilité. Et même les organisations, auparavant centrées sur « le bien être » d’autrui comme les hôpitaux ou les laboratoires pharmaceutiques, adoptent le même comportement agressif : les patients deviennent “des clients” et la qualité des soins médicaux qui leur sont dispensés sont étroitement liés à leur rentabilité financière. Certains laboratoires n’acceptent même pas de fabriquer des médicaments pour sauver des vies dans certains pays pauvres car ces derniers estiment ces “marchés cibles” peu rentables. Pourtant dans Lévitique 19:9-10, Lévitique 23:22 et plusieurs autres passages, Dieu montre que le travail devait prendre en compte le bien être de son prochain. “Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu ne cueilleras pas non plus les grappes restées dans ta vigne, et tu ne ramasseras pas les grains qui en seront tombés. Tu abandonneras cela au pauvre et à l’étranger. Je suis l’Eternel, votre Dieu ” (Lévitique 19:9-10).
Dans 2 Timothée 3 : 2, la Parole de Dieu nous informe que la fin des temps est caractérisée par l’égoïsme et l’égocentrisme des hommes. Ce constat est manifeste dans le monde du travail où chacun recherche son intérêt propre au détriment, si possible, de son prochain. En effet, notre génération est ultra-capitaliste car la recherche du profit est devenue la seule motivation des entreprises. L’homme créé à l’image de Dieu a perdu toute sa valeur et est réduit à l’état d’un pantin esclave entre les mains d’hommes corrompus. Dans certains pays en voie de développement, les ouvriers travaillent en fonction du soleil, c’est-à-dire tant qu’il fait jour ces derniers ne cessent pas leur activité : c’est une forme d’esclavage moderne. Bien aimés, Dieu ne nous voit pas comme cela, nous sommes précieux et uniques à ses yeux. D’ailleurs, par le biais de Jésus-Christ, nous sommes appelés à être affranchis de toute forme d’esclavagisme.
Un bouchon nous empêchant d’entendre la voix de Dieu
Travail et vie de famille - BouchonDans Genèse 3 : 18, après la chute de l’homme, Dieu va maudire le sol : « Il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs« . Les épines selon la parabole du semeur dans Matthieu 13:22 sont l’image des soucis que l’homme rencontre. “Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.” La Parole de Dieu nous informe qu’avec le péché, le travail allait devenir dans la vie de l’Homme, une source continuelle de soucis qui empêcherait les hommes d’écouter la voix de Dieu.
Les hommes d’aujourd’hui sont tellement préoccupés par leur travail qu’ils ne pensent pas à leur éternité avec Jésus au Paradis de Dieu, ou sans Jésus dans le Lac de feu. Ils se soucient plus de la vie d’entreprise que de la leur ou de celle de leur famille : connectés 24h/24, ils envoient et répondent à des e-mails à des heures tardives, mangent devant leurs ordinateurs, stressent à longueur de journée sur des projets d’entreprise au bureau comme dans les transports en commun et lorsque la Parole arrive, ils sont trop “overbookés” pour entendre, trop occupés pour marquer un temps de pause et laisser Dieu parler à leur coeur. Le Seigneur nous a annoncé dans Luc 17 : 28 que les hommes se souciaient de bâtir lorsque le jugement de Dieu tomba sur Sodome. Le travail ainsi conçu par Satan a pour seul objectif d’emmener des âmes en enfer.
Un mur entre l’homme et sa famille
Travail et vie de famille - Divorce
A cause du rythme de travail imposé par la société, le père n’a plus le temps de s’occuper de sa femme et ses enfants. Satan a su diviser la famille en changeant les lois, les méthodes et les façons de travailler. Jean 10 :10 « le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance« . Le voleur, ici, est Satan et ce qu’il cherche à détruire en premier lieu c’est la souche familiale, car c’est ce qui fait la force d’un pays. Oui ! Dieu a dit de travailler, mais Il ne veut pas détruire les familles ! Jusqu’à quel point pouvons-nous donc travailler ?
Nos gouvernements poussent les hommes vers l’épanouissement personnel, l’amour de l’argent et du succès par le biais de la carrière professionnelle, « l’entreprenariat »et divers autres moyens ayant pour objectif de s’enrichir et tout cela au détriment de la vie de famille. Conséquences : des hommes et des femmes passent plus de temps avec leurs collègues qu’avec leurs femmes ou maris, ils rentrent tard chez eux, les repas de famille à l’occasion desquels le foyer peut retrouver son unité deviennent rares, les enfants quant à eux sont éduqués par les multiples chaînes de télévision, les jeux vidéo ou Internet. Dans cette atmosphère naissent des tensions qui finissent à la longue par briser des foyers (adultères, divorces…).
Un moyen d’assouvir des convoitises charnelles
Travail et vie de famille - convoitise« Travailler plus pour gagner plus ». Ce slogan de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 est le triste reflet du monde actuel. De nos jours, on ne travaille plus pour se nourrir mais pour gagner plus dans le but d’assouvir des motivations impures. La séduction du siècle présent provoque en nous toutes sortes de convoitises qui « font la guerre à nos âmes » (1 pierre 2, 11). Elle nous pousse sans cesse à rechercher davantage, pour combler une sorte de soif, sans jamais arriver à satiété. Pourtant, dans l’épître aux Hébreux 13 : 5, le Seigneur nous dit : « ne vous livrez pas à l’amour de l’argent, contentez vous de ce que vous avez car Dieu lui même a dit : Je ne te délaisserai point et je ne t’abandonnerai point« . Une convoitise en amène une autre. Nous ne sommes jamais satisfaits, jamais rassasiés, jamais comblés.« L’oeil n’est jamais rassasié de voir » (Ecclésiaste 1,8).
Ainsi, une course à la consommation est engagée tout au long de notre vie et c’est en cela que le piège se referme sur nous. En effet, nous ne « travaillons plus pour vivre » mais nous finissons par « vivre pour travailler », afin de pouvoir financer ce train de vie. L’homme vit de plus en plus au dessus de ses moyens et se retrouve entraîné dans une spirale financière, alors que peu de choses sont indispensables. Il existe de plus en plus de besoins tertiaires qui sont présentés aujourd’hui comme primaires. Et l’on pense que l’on ne peut vivre décemment sans les avoir satisfaits. Il est regrettable de constater que la majorité des familles ont adopté comme hobby du week-end la visite des centres commerciaux. En effet, le « lèche vitrine » est devenu l’activité phare des foyers (parents, enfants, grand-parents). Petit à petit nous devenons dépendants du matériel.
La raison d’être de « l’homme moderne »
Travail et vie de famille - homme moderne
Le monde emmène l’homme à s’auto-évaluer et à se positionner par rapport à autrui en fonction de son travail. Remarquez, lorsque nous faisons connaissance avec quelqu’un, une question nous vient presque toujours à l’esprit : « que fais tu dans la vie » ? C’est souvent en fonction de la réponse donnée que nous allons consciemment ou insconciemment évaluer la personne. Si celle-ci occupe un poste à haute responsabilité, notre estime et notre considération ne seront pas les mêmes que pour une personne exerçant le métier d’éboueur. Cette manière de penser est le fruit du formatage babylonien duquel nous devrions être affranchis car Dieu ne fait acception de personne. (Ephesiens 6:9 / Jacques 2:9)
Ici, la célèbre citation luciférienne de Socrates « je pense donc je suis » se transforme en « je travaille donc je suis » car dans le système de Satan toute l’estime d’un homme se mesure à son travail et autour du travail gravite souvent toute sa vie (centres d’intérêts, relations amicales et familiales). Le travail qui devait être à la base un gagne-pain devient pour beaucoup une idole. C’est pour cette raison qu’en cas de perte de ce dernier on assiste souvent à des drames (dépressions, divorces et voire suicides…)

Quelles leçons tirer de tout ceci ?
Quand nous faisons la somme de ce que nous avons vu précédemment nous constatons que beaucoup de femmes et d’hommes se lèvent tôt le matin pour vaquer à des travaux pénibles ; rentrent chez eux tard le soir complètement épuisés ; délaissent leurs familles ; se battent égoïstement pour conserver leur position sociale et assouvir leurs convoitises. Et ce, pendant plus de 40 longues années pour espérer toucher une retraite si ils y arrivent, car beaucoup n’en jouiront pas, fatigués de ce labeur ou vaincus par une de ces maladies séniles causés par un train de vie infernal, ils retourneront à la poussière.
Bien aimés, le constat est amer : l’humanité sans Dieu est soumise à la vanitécar tout ne prend réellement du sens qu’en Christ car « C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! » Romains 11 : 36 Il est donc nécessaire que nous, enfants de Dieu, qui avons été régénérés pour une espérance vivante, acceptions d’être renouvelés par la Parole de Dieu, à savoir Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Dans la seconde partie nous verrons concrètement ce que notre Père céleste attend de nous en ces temps qui sont les derniers.
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